La vitre du véhicule avait été brisée pendant que l’homme était au café : la justice confirme son absence d’intention malveillante
L’affaire avait provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux au début de l’été : une vidéo montrant un berger allemand traîné sur la chaussée par une voiture à Dalhem avait déclenché indignation, colère et menaces à l’encontre de son propriétaire. Après plusieurs mois d’investigations, le parquet de Liège a finalement classé l’enquête pour maltraitance animale sans suite, confirmant la version des faits avancée dès le départ par l’homme.
Une soirée habituelle qui tourne au drame
Selon les conclusions de l’information judiciaire, le propriétaire d’Arès s’est rendu le 4 juillet vers 19h30 dans un café de Dalhem où il a ses habitudes. Exceptionnellement, en raison d’une forte affluence, la gérante lui demande de laisser Arès dans la voiture, contrairement à d’habitude où l’animal est autorisé à entrer.
L’homme installe donc son chien dans son véhicule et entrouvre les vitres pour laisser circuler l’air. Des témoins confirment qu’il est sorti plusieurs fois pendant la soirée pour s’occuper de l’animal, notamment vers 21h00 pour le promener.
Une vitre brisée pendant son absence
Entre cette promenade et le moment où le propriétaire revient au véhicule, un élément crucial survient :
une personne non identifiée brise l’une des vitres de la voiture.
Cette effraction permet au chien de tenter de sortir, mais il se retrouve coincé par sa laisse, la tête à l’extérieur, blessé par les éclats de verre.
Le moment de l’accident
Vers 22h00, le propriétaire reprend le volant, pensant qu’Arès dort dans le coffre comme à son habitude.
Ce n’est qu’après avoir été interpellé par les klaxons insistants d’une conductrice qu’il réalise la situation et arrête son véhicule.
La vidéo de cet instant, filmée par un témoin, a rapidement circulé en ligne, déclenchant une violente tempête numérique.
Harcèlement, incendie criminel et enquête élargie
À la suite de la diffusion des images, l’homme devient la cible d’une vague de haine, de menaces et de harcèlement. L’escalade atteint son paroxysme lorsqu’un incendie volontaire ravage son habitation.
Si l’enquête sur le feu criminel n’a pas permis d’identifier le ou les auteurs, celle portant sur le harcèlement a abouti à la convocation de plusieurs personnes, qui ont reçu un rappel à la loi.
Un classement sans suite confirmé
Les conclusions de l’enquête pour maltraitance animale confirment qu’aucune intention volontaire ni négligence grave ne peut être reprochée au propriétaire d’Arès.
Le dossier a donc été classé sans suite, comme l’a révélé La Dernière Heure.
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