Une réaction officielle pour clarifier la situation
La Police fédérale entend rétablir une lecture factuelle et nuancée des éléments relayés dans la presse.
À la suite de plusieurs publications médiatiques concernant une enquête interne baptisée CORESPO, portant sur les risques organisationnels de corruption au sein de la Direction Générale de la Police Judiciaire (DGJ), la Police fédérale a tenu à apporter des précisions. L’institution reconnaît l’existence d’un rapport provisoire, tout en soulignant qu’il ne peut être validé en l’état en raison de faiblesses méthodologiques importantes.
Une méthodologie jugée insuffisante
Les conclusions relayées ne reposeraient pas sur des bases scientifiques solides.
Selon la Police fédérale, l’enquête lancée en 2023 présente plusieurs limites majeures : un manque de représentativité, des biais dans la formulation des questions, ainsi qu’un recours à des perceptions subjectives plutôt qu’à des faits établis. L’institution précise notamment que certains chiffres évoqués dans la presse concernent moins de 10 % du personnel de la Police Judiciaire Fédérale, et non l’ensemble de ses effectifs.
La corruption, une ligne rouge assumée
Aucune tolérance n’est accordée aux faits avérés de corruption.
La Police fédérale rappelle que la corruption n’a pas sa place en son sein. Depuis plusieurs années, et plus encore depuis le démantèlement du réseau crypté Sky ECC en 2021, les efforts de détection et de neutralisation des tentatives d’influence criminelle ont été intensifiés, y compris au sein des services publics.
Des mesures déjà en vigueur
Les recommandations évoquées sont déjà couvertes par des dispositifs existants.
L’institution souligne que l’ensemble des recommandations mentionnées dans le rapport provisoire sont déjà intégrées dans des plans d’actions, directives internes et cadres législatifs en vigueur. Depuis 2020, dix dossiers disciplinaires liés à des faits d’intégrité ont été ouverts, dont plusieurs ont conduit à des sanctions, voire à des exclusions.
Une stratégie globale de prévention
Au-delà des sanctions, l’accent est mis sur la prévention et la culture éthique.
La Police fédérale met en avant une approche globale incluant notamment : des circulaires contraignantes, un projet de leadership éthique, l’identification de processus sensibles, la prévention des influences externes, l’accompagnement des nouveaux agents et un screening tout au long de la carrière.
Vers une analyse externe indépendante
Une collaboration avec le monde académique est en cours.
Afin de garantir des résultats fiables et exploitables, la Police fédérale travaille actuellement avec des experts académiques à la révision complète de la méthodologie de l’enquête. Cet engagement, pris devant le Parlement, vise à assurer une démarche transparente, rigoureuse et crédible.
Restaurer et préserver la confiance
L’objectif affiché reste clair : intégrité et confiance citoyenne.
La Police fédérale affirme vouloir protéger l’intégrité de ses services tout en garantissant la confiance du public, par une action déterminée, structurée et transparente face à toute forme de dérive.
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