Une mère de famille a déposé plainte contre une autre maman d'élève pour des faits de mœurs survenus ce vendredi 12 décembre. La suspecte aurait pris des photos de la victime après l'avoir isolée.
« Ne dis rien à ta mère, elle va se fâcher »
Le traumatisme est immense pour cette enfant qui, depuis lundi, refuse de retourner à l'école, terrifiée à l'idée de croiser son agresseuse présumée.
CHARLEROI – Le choc est total au sein d’une implantation scolaire carolo. Ce qui devait être une journée d'école ordinaire a basculé dans l'horreur pour une fillette de 8 ans. Selon le récit glaçant livré à sa mère, l'enfant aurait été entraînée dans les toilettes de l'établissement par une autre maman d'élève ce vendredi 12 décembre.
Un scénario de manipulation psychologique
Sous prétexte de « vérifier que sa propre maman ne lui faisait pas de mal », la suspecte aurait exigé que la fillette retire ses vêtements. La victime décrit ensuite des attouchements digitaux sur ses parties intimes. Plus inquiétant encore, l'agresseuse présumée aurait utilisé son téléphone portable pour prendre deux clichés de l'enfant dévêtue.
Avant de la laisser repartir, la femme aurait imposé le secret à la petite fille par la manipulation : « Elle m'a fait un bisou et m'a dit de ne rien dire car maman allait se fâcher », a confié la victime à sa mère, encore sous le choc des détails fournis par son enfant.
Des signaux d'alerte ignorés ?
L'enquête révèle que ce drame n'est peut-être pas un acte isolé. La maman de la victime affirme avoir déjà alerté la direction de l'école par le passé. Des comportements « inappropriés » de la part de cette même femme avaient été signalés : des câlins forcés et des baisers imposés dans la cour de récréation le matin. La suspecte tentait, semble-t-il, de créer un lien de dépendance affective avec l'enfant en lui répétant qu’elle pouvait « tout lui confier ».
La Ville de Charleroi réagit, la justice saisie
Dès l'envoi d'un courriel d'alerte dimanche soir, la réaction a été rapide. La Ville de Charleroi, autorité de tutelle, a reçu la famille dès lundi matin. Si l'administration confirme prendre l'affaire très au sérieux et collaborer étroitement avec les services de police, elle se refuse pour l'heure à tout commentaire supplémentaire afin de ne pas entraver l'instruction.
Une plainte a été officiellement déposée. La famille, désormais assistée d'un avocat, réclame des mesures d'éloignement immédiates et une expertise technique du téléphone de la suspecte pour retrouver les clichés mentionnés par la petite fille.
En attendant l'avancée de l'enquête, la fillette reste prostrée. Pour elle, le chemin de l'école s'est arrêté ce vendredi, remplacé par les larmes et la peur.
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