Le monde perd l’une des grandes témoins du XXᵉ siècle.
Eva Schloss, survivante du camp d’extermination d’Auschwitz, est décédée samedi à Londres, à l’âge de 96 ans. Elle était devenue, au fil des décennies, une voix essentielle du devoir de mémoire, reconnue à l’international pour son engagement contre l’oubli et l’antisémitisme.
Une enfance brisée par la déportation
Née en Europe centrale, Eva Schloss a été arrêtée adolescente avec sa famille durant l’occupation nazie. Déportée à Auschwitz, elle a survécu à l’horreur des camps, tandis que plusieurs membres de sa famille y ont perdu la vie.
Après la guerre, sa mère épousa Otto Frank, père d’Anne Frank, faisant d’Eva Schloss une demi-sœur par alliance de la jeune auteure du journal devenu symbole universel de la Shoah.
Transmettre pour ne jamais oublier
Installée au Royaume-Uni, Eva Schloss a fait le choix de témoigner inlassablement de son histoire. Elle est intervenue pendant des décennies dans des écoles, des institutions et lors de conférences internationales afin de sensibiliser les jeunes générations aux conséquences du racisme, de la haine et de l’intolérance.
Son message, empreint de pédagogie et de dignité, visait à transformer la mémoire en outil de vigilance pour l’avenir.
Une disparition qui marque la fin d’une époque
Avec la mort d’Eva Schloss, disparaît l’une des dernières survivantes directes de la Shoah encore activement engagées dans la transmission de cette mémoire.
Son combat, son témoignage et son humanité demeureront des repères essentiels à l’heure où la lutte contre le négationnisme et l’antisémitisme reste plus que jamais d’actualité.
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