Une démolition spectaculaire et progressive
Haut de dix niveaux et couvrant une superficie de 33.400 m², l’ancien hôpital est désormais progressivement déconstruit à l’aide d’une pelle mécanique à long bras de 42 mètres. Cette méthode, souvent qualifiée de « grignotage », permet une démolition maîtrisée, étape par étape, tout en limitant les nuisances pour l’environnement immédiat.
Le marché public a été attribué à la société simple Wanty-Bemat-Moury, chargée de l’ensemble des travaux de déconstruction, y compris les phases préalables de curage et de désamiantage. De son côté, Igretec assure le suivi de la stabilité du bâtiment, la gestion des techniques spéciales, la coordination sécurité-santé ainsi que l’assistance à la maîtrise d’ouvrage.
Un désamiantage d’ampleur mené sans retard
Avant toute démolition mécanique, un désamiantage massif et complet a été mené entre février et décembre 2025. Cette phase sensible s’est déroulée dans le respect strict des délais et des normes en vigueur. Au total, 1.700 châssis contenant de l’amiante ont été retirés, tandis que près de trois kilomètres de calorifuges et 8.000 m² de revêtements wallflex ont été traités et éliminés.
Ces opérations ont fait l’objet d’un contrôle rigoureux, avec plus de 400 analyses d’air réalisées sur l’ensemble du chantier. Plusieurs inspections du SPF Bien-être au travail ont confirmé le respect total des exigences réglementaires. Aucun accident de travail n’a été recensé et aucune plainte n’a été formulée par les riverains, témoignant du caractère maîtrisé et exemplaire de cette phase préparatoire.
Une démolition qui s’étalera jusqu’à l’été
La démolition mécanique, entamée ce 19 janvier 2026, se poursuivra jusqu’au mois de juin. La pelle à long bras interviendra successivement sur les anciens services des urgences, puis sur l’aile gauche, l’aile droite et enfin la zone de jonction avec la Rotonde. Deux pelleteuses supplémentaires viendront appuyer les opérations afin d’assurer le respect du calendrier.
Les matériaux issus de la déconstruction seront traités directement sur place. Environ 30.000 tonnes de béton et 20.000 tonnes de maçonnerie seront concassées puis revalorisées dans les centrales du groupe Wanty, s’inscrivant ainsi dans une logique d’économie circulaire. La remise à niveau complète du site est prévue pour fin août 2026.
Une sécurité renforcée à proximité de l’hôpital André Vésale
La proximité immédiate de l’Hôpital André Vésale, et plus particulièrement de la Rotonde abritant les services d’imagerie médicale et de médecine nucléaire, impose une vigilance constante. Plusieurs dispositifs de sécurité ont été mis en place afin de limiter tout impact sur les infrastructures hospitalières et les patients.
Deux sismographes surveillent en continu les vibrations dans les zones sensibles, tandis que trois stations de mesure contrôlent en permanence les poussières et la qualité de l’air. Des brumisateurs installés sur les grues permettent de plaquer les particules au sol, et les filtres des groupes d’aspiration, notamment ceux du quartier opératoire, ont été renforcés. Par mesure de précaution, les activités de médecine nucléaire seront temporairement déplacées vers l’hôpital Marie Curie durant le mois de mars.
En cas de dépassement des seuils autorisés, les méthodes de travail seront immédiatement adaptées et le chantier pourra être ralenti, voire temporairement interrompu.
Des perturbations de circulation anticipées
Si les premières phases du chantier sont restées relativement discrètes, la démolition mécanique entraînera des perturbations de circulation ponctuelles mais inévitables. La majorité des camions évacuant les gravats emprunteront un accès spécifique aménagé par Wanty, débouchant sur la rue de Gozée, afin de limiter l’impact sur la voirie existante.
Toutefois, la démolition des deux pignons du bâtiment nécessitera la fermeture temporaire de certaines voiries adjacentes, affectant la boucle de circulation autour de l’hôpital. Lors de la semaine consacrée au pignon droit, l’entrée principale sera fermée à tous les véhicules, y compris les ambulances. Des itinéraires alternatifs, notamment via la rue des Pinsons, seront mis en place pour assurer la continuité des déplacements.
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