L’état de la route nationale 5 (N5/E420) entre Philippeville et Couvin, dans la province de Namur, suscite une inquiétude croissante. Longtemps pointé du doigt par les usagers et les autorités locales, ce tronçon stratégique du réseau routier wallon fait désormais l’objet d’une interpellation formelle au Parlement de Wallonie, tant sa dégradation est jugée critique.
Une chaussée sévèrement dégradée
Sur plusieurs kilomètres, le revêtement présente des dégradations avancées : nids-de-poule profonds, fissures étendues et affaissements localisés. Des défauts qui engendrent des dommages matériels récurrents, une perte de confort de conduite et surtout un risque accru pour la sécurité routière. Certains usagers évoquent des trous d’une ampleur telle qu’ils rendent la circulation dangereuse, y compris à vitesse réduite.
Des mesures temporaires jugées insuffisantes
Face à l’urgence, le Service public de Wallonie – Infrastructures a mis en place des mesures conservatoires : réparations ponctuelles, colmatage des dégradations les plus critiques et réduction de la largeur des voies sur certains segments afin de limiter les risques. Toutefois, ces interventions restent palliatives et ne répondent pas à la problématique structurelle du tronçon.
Aucun chantier de réhabilitation lourde n’est, à ce stade, programmé à court terme pour l’ensemble de l’axe concerné, alimentant le sentiment d’abandon exprimé par les riverains et les élus locaux.
Une interpellation politique claire
Au Parlement wallon, plusieurs élus ont dénoncé un état jugé indigne d’un axe structurant, rappelant le rôle clé de la N5 dans les liaisons régionales et transfrontalières. Ils réclament un plan de réfection en profondeur, assorti d’un calendrier précis et d’un financement adapté, afin de garantir durablement la sécurité et la fluidité du trafic.
Un enjeu de sécurité et de crédibilité
Au-delà du confort des automobilistes, la situation pose une question de sécurité publique et de crédibilité de la politique d’entretien du réseau routier wallon. Tant que des travaux structurels ne seront pas engagés, la N5 entre Philippeville et Couvin restera un point noir majeur, au détriment des usagers quotidiens et de l’attractivité du territoire.
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