Cette audience marque le point de départ d’un procès hors norme, à la hauteur de l’ampleur du drame et du nombre de parties concernées.
Ce vendredi se tient la première étape judiciaire du procès de Paolo Falzone, trois ans après le drame survenu à Strépy-Bracquegnies, lors duquel un véhicule avait percuté un groupe de carnavalières. Le bilan humain reste lourd : sept personnes décédées et 81 blessés, un choc encore profondément ancré dans les mémoires.
À ce stade, il ne s’agit pas encore du procès proprement dit, mais d’une audience préliminaire. Celle-ci a pour objectif de dresser la liste des témoins qui seront appelés à comparaître lors du procès d’assises, prévu pour le mois de mai. Cette phase préparatoire est essentielle pour structurer les débats et organiser les futures audiences.
Après plusieurs semaines de délibération, la présidente de la cour devra établir un calendrier précis, déterminant l’ordre de convocation des témoins et des parties. Compte tenu du nombre très élevé de victimes, de proches et d’avocats impliqués, le procès est qualifié de hors norme et pourrait s’étendre sur près de deux mois.
Paolo Falzone encourt une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle. Le passager du véhicule, également poursuivi, risque quant à lui jusqu’à deux ans de prison pour non-assistance à personne en danger.
Ce procès, très attendu par les familles des victimes, s’annonce comme l’un des plus marquants de ces dernières années en Belgique, tant par sa durée que par son impact émotionnel et judiciaire.
Commentaires (0)