Un navire chargé de pétrole signalé en perte de contrôle

Le Progress, pétrolier battant pavillon russe, transporte une cargaison estimée à 116 millions de litres de pétrole brut. Actuellement, sa vitesse est réduite à environ un nœud, indiquant une situation anormale en pleine mer. Selon les premières informations, le navire serait confronté à une panne mécanique.


Un itinéraire inhabituel et une déviation soudaine

Parti du port de Primorsk le 8 janvier 2026, le Progress devait rejoindre Port-Saïd, en Égypte. Toutefois, après avoir dépassé les côtes algériennes, le navire a changé brutalement de cap mercredi, quittant les routes maritimes habituelles, un comportement jugé suspect par les autorités de surveillance maritime.


Un pétrolier lié à la “flotte fantôme” russe

Le Progress serait l’un des nombreux anciens tankers opérant discrètement pour permettre à la Russie de continuer ses exportations de pétrole en contournant les sanctions internationales. Cette flotte dite « fantôme » utilise des navires vieillissants, des pavillons de complaisance et des trajets irréguliers pour échapper aux contrôles.


Contrôles renforcés et surveillance européenne accrue

Face à ces pratiques, les contrôles maritimes en Europe ont été considérablement renforcés. Ce jeudi encore, la Marine française a intercepté en Méditerranée un autre pétrolier suspect, le Grinch. En septembre dernier, le Boracay, déjà inscrit sur liste noire, avait également été intercepté.


Près de 600 navires sous sanctions européennes

À ce jour, l’Union européenne a placé 598 navires sous sanctions, visant directement les circuits clandestins d’exportation de pétrole russe. La situation du Progress est suivie de très près, tant pour le risque environnemental majeur que pour les enjeux diplomatiques et sécuritaires qu’elle soulève.