Des milliers d’élèves dépendants des transports en commun

Chaque jour, de nombreux élèves empruntent les bus TEC et les trains SNCB pour se rendre à l’école ou sur leur lieu de stage. Avec une offre de transport fortement réduite, voire inexistante, beaucoup se retrouvent dans l’impossibilité matérielle d’assurer leur présence.


Attestations : aucune règle claire, des décisions au cas par cas

Problème majeur : de plus en plus d’écoles n’acceptent plus les attestations de grève comme motif légal d’absence. La reconnaissance des justificatifs se fait au cas par cas, selon l’établissement, sans directive officielle commune. Une situation qui crée une inégalité de traitement entre élèves.

Des règles différentes selon les écoles

Les règles varient fortement d’un établissement à l’autre. À Châtelineau, aucune attestation liée à la grève des transports n’est acceptée, une position également adoptée par une école de Jumet. À La Samaritaine, la reconnaissance des justificatifs est conditionnée à plusieurs critères stricts : l’élève doit résider à plus de trois kilomètres de l’école, disposer d’un abonnement valide et présenter une preuve de domicile sur la carte d’identité. Dans ce cas, l’attestation ne peut être admise que pour un maximum de deux jours, accompagnée d’un mot dans le journal de classe, les absences étant comptabilisées en demi-journées. À l’Athénée de Mons, les justificatifs ne seront pas pris en compte, l’établissement invoquant la durée indéterminée du mouvement social. À l’inverse, une école de Jemappes a confirmé qu’elle accepterait les attestations liées à la grève. Du côté de Saint-Ghislain, au lycée Charles Plisnier, aucune consigne particulière n’a été communiquée à ce stade, laissant place à l’incertitude pour les familles concernées.

Anticiper… quand c’est possible

Face à cette situation, les établissements recommandent aux familles d’anticiper un maximum et de prévoir des solutions alternatives : déplacements à pied, à vélo ou covoiturage. Des options qui ne sont toutefois pas accessibles à tous, notamment pour les longues distances ou les élèves plus jeunes.


Des enfants pris en otage d’un conflit qui les dépasse

Faute de directive claire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la grève des transports n’est pas reconnue officiellement comme motif valable d’absence. Résultat : ce sont les élèves qui subissent les conséquences, avec des absences parfois injustement sanctionnées, sans qu’aucune évolution politique ne soit annoncée à ce stade.


Vers une reconnaissance officielle des grèves ?

Pour de nombreux parents et enseignants, une directive officielle reconnaissant les grèves de transport comme motif acceptable permettrait d’apaiser les tensions et d’assurer une égalité de traitement. En l’absence de décision, le flou persiste… au détriment des familles.


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