La disparition du désir n’est pas toujours un signal d’alarme
Dans l’imaginaire collectif, une sexualité épanouie serait forcément régulière, intense et spontanée. Pourtant, le désir n’est ni constant ni linéaire. Il évolue avec le temps, les émotions, la fatigue, les événements de vie. Confondre baisse de désir et fin de l’amour conduit souvent à des inquiétudes injustifiées et à une pression supplémentaire sur le couple.
Après la phase de fusion, le désir change de forme
Au début d’une relation, le désir est souvent porté par la nouveauté et l’excitation. Avec le temps, il devient plus calme, plus ancré, parfois moins fréquent mais pas moins profond. Ce changement est normal, mais il est rarement expliqué. Beaucoup vivent cette transition comme une perte, alors qu’il s’agit souvent d’une transformation.
La charge mentale, le stress et la fatigue pèsent lourdement sur le désir
Quand l’esprit est saturé, le corps a du mal à suivre. La pression professionnelle, la gestion du quotidien, les responsabilités familiales ou émotionnelles laissent peu de place au lâcher-prise. Le désir ne disparaît pas par manque d’amour, mais par manque d’espace mental pour l’accueillir.
Le silence autour de la baisse de désir accentue les malentendus
Ne pas oser en parler crée des interprétations erronées. L’un se sent rejeté, l’autre coupable. Le non-dit installe une distance qui nourrit encore davantage la perte de désir. À l’inverse, une parole honnête, sans accusation, permet souvent de désamorcer la peur et de recréer une forme de complicité.
S’inquiéter devient nécessaire lorsque la souffrance s’installe.
La baisse de désir n’est problématique que lorsqu’elle génère de la détresse, de l’angoisse ou un déséquilibre durable dans le couple. Dans ces cas-là, il ne s’agit pas de “réparer” le désir, mais de comprendre ce qui l’empêche de circuler librement. Fatigue, pression, image de soi, blessures passées ou problèmes relationnels peuvent en être la cause.
Repenser le désir, c’est accepter qu’il ne se commande pas.
Le désir ne répond ni aux obligations ni aux injonctions. Il se nourrit de sécurité, de liberté et de reconnaissance. Plutôt que de chercher à le forcer, beaucoup de couples retrouvent une sexualité plus apaisée en changeant leur regard sur ce qu’ils considèrent comme “normal”.
Témoigner
La baisse de désir a déjà créé des doutes, des tensions ou des questions dans ta relation ?
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