La mort d’un leader du narcotrafic provoque une explosion de violence et relance les inquiétudes autour de l’organisation des grands événements sportifs au Mexique

La confirmation de la mort de Nemesio Oseguera Cervantes, considéré comme le chef du Cartel Jalisco Nueva Generación, a provoqué une flambée de violences dans plusieurs zones du pays. L’annonce officielle des autorités mexicaines aurait déclenché des opérations de représailles attribuées à des groupes criminels, plongeant notamment la région de Guadalajara dans un climat extrêmement tendu.

ULISES RUIZ / AFP

La capitale régionale, qui doit accueillir plusieurs rencontres de la prochaine compétition mondiale de football impliquant le Mexique, l’Espagne, l’Uruguay et la Colombie, est actuellement placée en niveau d’alerte maximal. Plusieurs scènes de tirs et d’affrontements armés ont été signalées, entraînant des mesures de confinement pour une partie de la population.

Les autorités ont décidé la suspension temporaire des transports publics ainsi que la fermeture partielle de l’Aéroport international de Guadalajara, où la situation aurait provoqué des perturbations majeures. Par ailleurs, l’attaque d’un établissement pénitentiaire, notamment la prison de Ixtapa, a conduit à des évasions selon plusieurs sources locales.

Sur le plan sportif, plusieurs compétitions nationales ont été suspendues, dont des rencontres de la première division mexicaine ainsi que la ligue féminine. La Liga de Expansión MX a également annoncé un report de ses matchs pour des raisons sécuritaires.

Ce contexte pose une question majeure pour la FIFA : le Mexique pourra-t-il garantir la sécurité des équipes, des supporters et des infrastructures lors de l’organisation de la compétition mondiale prévue dans la région ?