Les États-Unis traversent en ce moment un épisode hivernal majeur, mêlant froid intense, chutes de neige abondantes et pluies verglaçantes. De vastes régions sont concernées, des Plaines au Sud, puis vers la vallée de l’Ohio et le Mid-Atlantic, avec des impacts déjà sensibles sur les déplacements et l’alimentation électrique. Selon plusieurs bilans relayés ce week-end, plus de 140 millions d’Américains se trouvent sous une forme d’alerte météo, tandis que des perturbations importantes touchent les transports (annulations de vols, routes impraticables par endroits) et que le risque de coupures de courant augmente là où la glace s’accumule.

Dans le Mid-Atlantic, la situation est particulièrement suivie : l’air glacial maintient des températures négatives la nuit et limite la fonte, tandis que le cocktail neige–grésil–pluie verglaçante complique la tenue des routes. À Washington, les services météo insistent sur une dégradation progressive des conditions au fil de la journée de dimanche, avec des intensités parfois marquées avant une transition vers des précipitations plus mixtes.

Chelsea (New York) : ruée dans les commerces et logistique sous tension

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À New York, et plus précisément dans le quartier de Chelsea, la vague de froid et les conditions hivernales commencent à se faire sentir bien au-delà des trottoirs enneigés. Les images tournées sur place montrent des rayons largement dégarnis dans plusieurs commerces de proximité et supermarchés, conséquence directe d’un afflux massif de clients venus anticiper une possible aggravation de la situation.

Face aux alertes météo et aux difficultés de circulation, de nombreux habitants ont choisi de faire des réserves, provoquant une tension inhabituelle sur certaines denrées de base : eau, produits non périssables, pain, légumes, lait ou encore aliments surgelés. Une situation accentuée par les retards logistiques, alors que plusieurs camions de livraison peinent à rejoindre les centres urbains en raison des routes glissantes, du verglas et des ralentissements généralisés dans la région.

Dans un quartier pourtant habitué à une activité quasi permanente, l’ambiance est plus fébrile : files d’attente plus longues, livraisons espacées, et commerçants contraints de composer avec des stocks réduits. Si aucune pénurie généralisée n’est officiellement déclarée, ces scènes illustrent l’impact concret de l’épisode hivernal sur le quotidien new-yorkais, rappelant à quel point la chaîne d’approvisionnement peut devenir vulnérable lorsque le froid extrême s’installe durablement.

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Trois vidéos, trois ambiances… un même froid mordant

Skytop (Pennsylvanie) : un lac figé et un froid qui s’installe

Dans la séquence tournée à Skytop, en Pennsylvanie, le décor parle de lui-même : le lac est complètement pris par la glace, symbole d’un froid durable. Sur place, les températures sont déjà descendues vers -15°C et pourraient approcher -20°C dans les prochains jours, un ordre de grandeur cohérent avec une masse d’air très froide sur la région. La journée de ce dimanche 25 janvier reste hivernale, avec neige et vent, et un ressenti souvent plus bas que les valeurs mesurées.

Au-delà du paysage, c’est aussi la durée de l’épisode qui inquiète : même lorsque les précipitations faiblissent temporairement, le froid maintient les surfaces gelées et rend la reprise difficile, notamment sur les routes secondaires.

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Harrisonburg (Virginie) : un épisode chargé, jusqu’à lundi matin (heure locale)

Deuxième vidéo : Harrisonburg, en Virginie, où la neige est attendue en quantité notable, jusqu’à lundi matin heure locale, ce qui correspond à la fin d’après-midi en Belgique (décalage d’environ 6 heures entre l’EST et l’heure belge en janvier).

Le secteur est sous alerte de tempête hivernale : la neige peut devenir forte par moments et évoluer vers un mélange avec du grésil ou de la pluie verglaçante, un scénario typique des grandes dégradations sur le piémont et les reliefs voisins. Les cumuls possibles mentionnés localement montent sur une fourchette élevée (et peuvent dépasser 20 cm selon les zones et l’altitude), avec un risque associé de dégâts sur les arbres et de coupures de courant lorsque la glace se dépose sur les lignes.

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Washington, D.C. : déjà une couche au sol, et le risque d’en rajouter d’ici lundi

Washington, où la neige est déjà bien présente par endroits, avec une couche au sol qui peut atteindre autour de 20 cm dans certains quartiers et sur les surfaces non traitées. Le point clé, ici, n’est pas seulement le cumul : c’est la dégradation de la qualité des précipitations (neige puis grésil/pluie verglaçante) qui rend l’épisode plus dangereux que “la neige seule”.

Les alertes officielles évoquent un total neige + grésil significatif sur l’agglomération, avec la possibilité d’un épisode plus marqué dans les banlieues nord et ouest, et un risque de verglas suffisant pour perturber fortement la circulation, y compris pour le trajet de lundi matin (heure locale). 



Pourquoi cet épisode est si perturbateur

  1. Le froid est “structurel” : même après le passage des plus fortes précipitations, les températures basses maintiennent la neige compacte et le verglas, ce qui prolonge l’impact.

  2. Le mélange neige–glace est redoutable : le grésil et surtout la pluie verglaçante augmentent le risque de chutes d’arbres, de câbles arrachés et de pannes électriques.

  3. Le timing : l’épisode se joue sur un week-end… mais se termine au moment où l’activité repart, ce qui place le lundi matin dans une fenêtre critique pour les déplacements.


Conseils de prudence (sur place)

Dans les zones touchées, les autorités rappellent les classiques : limiter les déplacements non essentiels, prévoir un kit voiture (eau, couverture, lampe), et anticiper d’éventuelles coupures (chargeurs, batteries, chauffage d’appoint sûr). Les services météo américains insistent particulièrement sur la dangerosité des routes lorsque la neige se mêle au grésil et au verglas, et sur la difficulté des interventions tant que les températures restent très basses.