« Nous ne savons pas quoi faire. Nous n’avons aucun conseil. »

Vers 1h30 du matin, la police l'appelle. Son commerce brûle. Elle se rend immédiatement sur place — sept minutes de trajet, une éternité. À son arrivée, les pompiers, la police et les voisins sont déjà là.

Les images de vidéosurveillance sont formelles : des hommes cagoulés, arrivés à bord d’une VW blanche, forcent la porte, versent de l’essence et allument le feu.

©D.R Shaïna le salon de coiffure après l'incendie

Puis tout s’enchaîne.

Les flammes se propagent, menacent la façade, le volet prend feu, la vitrine se fissure sous la chaleur, le vinyle noircit, la fumée envahit le salon. Les pompiers défoncent la porte, arrosent abondamment pour éviter le pire. Et elle, impuissante, regarde.

« Vous êtes là, incapable de faire quoi que ce soit. »

Mais au-delà des dégâts matériels, c’est autre chose qui brûle.

« Voir l’enseigne en flammes… c’est votre nom, votre identité, votre âme qui part en fumée. »

©D.R Shaïna le salon avant l'incendie

Ce témoignage est celui de Shaïna de VIP Hair Coiffure by Shaïna une commerçante brisée, mais aussi d’une réalité brutale : derrière chaque fait divers, il y a une vie suspendue, des choix impossibles, une détresse silencieuse.