Des victimes conviées à un entretien vidéo généré par l’IA
Une vaste campagne d’escroquerie exploitant l’intelligence artificielle a récemment été mise au jour en Belgique. Des individus malveillants ont usurpé l’identité du roi Philippe afin de tromper des citoyens en les conviant à de faux entretiens vidéo, entièrement générés par IA.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les victimes recevaient des invitations personnalisées, rédigées dans un langage formel et crédible, laissant croire à une prise de contact officielle émanant du Palais royal. Ces messages évoquaient la participation à un projet confidentiel ou à une initiative d’intérêt général, présentée comme nécessitant une discrétion absolue.
Un deepfake particulièrement réaliste
Lors des entretiens en visioconférence, les victimes étaient confrontées à une représentation numérique très réaliste du souverain. Grâce à des technologies de deepfake avancées, l’image et la voix du roi Philippe étaient reproduites avec un haut degré de fidélité, rendant la supercherie difficile à détecter pour un public non averti.
Les échanges visaient à instaurer un climat de confiance avant d’aboutir à des sollicitations financières, généralement sous forme de virements ou de contributions présentées comme temporaires ou urgentes.
Réaction des autorités
Le Palais royal a formellement démenti toute implication dans ces démarches et rappelle que le roi Philippe ne contacte jamais directement des particuliers par visioconférence ou par messagerie électronique pour solliciter des fonds.
Les autorités belges appellent à la plus grande vigilance face à la recrudescence de fraudes utilisant l’intelligence artificielle et recommandent de vérifier systématiquement l’authenticité de toute demande inhabituelle, même lorsqu’elle semble provenir d’une source institutionnelle reconnue.
Une menace croissante liée à l’IA
Cette affaire illustre les risques croissants liés à l’usage frauduleux de l’intelligence artificielle, notamment en matière d’usurpation d’identité. Les experts en cybersécurité soulignent la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, d’information du public et de coopération internationale pour lutter contre ce type de criminalité numérique.
Une enquête est en cours afin d’identifier les auteurs de cette escroquerie et d’évaluer l’ampleur exacte des préjudices subis par les victimes.