Ce mardi 24 février 2026, une émeute d’ampleur s’est déclarée au sein de la prison de Marche‑en‑Famenne après qu’une quarantaine de détenus ont allumé un incendie volontaire dans l’une des sections de l’établissement pénitentiaire. Les premiers éléments indiquent que l’origine des troubles provient de l’allumage d’un rouleau de papier, geste symbolique ayant servi de point de rupture avec l’autorité carcérale.

L’administration pénitentiaire, représentée par sa porte‑parole Valérie Callebaut, a confirmé l’éruption de violences : les détenus se sont rebellés contre les agents et la police fédérale a été dépêchée pour sécuriser la zone et reprendre le contrôle de la section concernée. À ce stade, aucun bilan officiel sur les blessures éventuelles parmi le personnel ou la population carcérale n’a été communiqué.

Cette émeute intervient dans un contexte de forte tension au sein des établissements pénitentiaires, marqués par une surpopulation chronique – avec plus de détenus que de places disponibles à l’échelle nationale – et des critiques répétées sur les conditions de détention.

Le bourgmestre de Marche‑en‑Famenne, Nicolas Grégoire, a fait savoir qu’il était en contact avec les autorités policières locales. Il a qualifié la situation de préoccupante, bien qu’elle semble moins grave que ce qui avait été initialement relayé, tout en soulignant l’urgence d’aborder les problèmes structurels de l’administration pénitentiaire.

L’établissement carcéral de Marche‑en‑Famenne, mis en service en 2013 et conçu pour accueillir environ 350 détenus, fait partie du réseau pénitentiaire belge et opère sous la tutelle du Service public fédéral Justice.

Les autorités judiciaires et pénitentiaires continuent d’évaluer l’incident, et une enquête interne est en cours pour déterminer les circonstances précises de cette révolte et les mesures à prendre pour éviter de nouveaux débordements.