Selon les données communiquées par les Affaires étrangères, près de 26 000 Belges se trouvent actuellement au Moyen-Orient. Parmi eux, environ 2 450 touristes sont recensés, notamment aux Émirats arabes unis, où une concentration significative est observée à Dubaï.
En Iran, quelque 250 ressortissants belges sont identifiés, qu’il s’agisse de résidents ou de voyageurs temporaires.
L’escalade militaire régionale et les restrictions aériennes imposées par plusieurs États compliquent considérablement les déplacements. De nombreux vols commerciaux sont annulés ou déroutés, rendant incertaine toute sortie rapide du territoire pour les voyageurs.
Lancement d’un dispositif de rapatriement
Devant la commission des Relations extérieures de la Chambre, Maxime Prévot a confirmé la préparation d’opérations de rapatriement, en coordination avec le ministère de la Défense.
L’activation de vols militaires reste conditionnée à l’évolution du contexte sécuritaire et à la possibilité d’ouvrir des couloirs aériens sûrs. Les autorités soulignent qu’aucune opération ne sera engagée sans garanties minimales en matière de sécurité pour les passagers et les équipages.
Les touristes en première ligne
La stratégie arrêtée par le gouvernement prévoit une priorité accordée aux touristes, considérés comme plus vulnérables en cas de crise prolongée : absence de réseau local, hébergement temporaire, dépendance aux liaisons commerciales.
Les résidents permanents, bien que suivis de près par les services consulaires, disposent généralement d’un ancrage local facilitant leur gestion à court terme.
Coordination diplomatique et suivi consulaire
La Belgique travaille en étroite collaboration avec ses partenaires européens afin d’évaluer d’éventuelles solutions communes d’évacuation.
Parallèlement, les Affaires étrangères recommandent aux ressortissants présents dans la zone de suivre strictement les consignes des autorités locales de vérifier l’état de leur enregistrement consulaire et de maintenir un contact régulier avec les représentations diplomatiques.
Une gestion sous contrainte
Si le principe du rapatriement est acté, sa mise en œuvre dépendra directement de l’évolution du théâtre régional. La fermeture partielle de l’espace aérien et les incertitudes sécuritaires constituent, à ce stade, les principaux freins logistiques.
Le gouvernement assure néanmoins maintenir un suivi permanent de la situation, avec pour objectif prioritaire la protection et le retour sécurisé des ressortissants belges concernés
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