Une enquête ouverte après des soupçons de blanchiment

L’affaire débute dans la région de Saint-Nicolas, où des éléments suspects liés à des activités de blanchiment d’argent attirent l’attention des autorités judiciaires. Le parquet de Flandre orientale confie alors l’enquête à la Police Judiciaire Fédérale de Flandre orientale, sous la direction d’un juge d’instruction basé à Termonde, afin d’identifier l’origine et l’ampleur des activités criminelles présumées.

Un réseau suspecté d’importer de la cocaïne via les ports européens

Au fil des investigations, les enquêteurs mettent au jour l’existence d’une organisation structurée soupçonnée de participer activement à l’importation de stupéfiants en Europe. Selon les premières constatations, le groupe utilisait différentes routes maritimes et des lignes de transport internationales pour acheminer la drogue depuis plusieurs continents vers les ports européens.

Une saisie spectaculaire dans le port de Rotterdam

Début 2026, un contrôle effectué par le team HARC dans le port néerlandais de Rotterdam permet la découverte d’une cargaison exceptionnelle. Plus de 3 000 paquets de cocaïne, dissimulés sous un chargement de riz à bord d’un porte-conteneurs en provenance d’Équateur et destiné à la Belgique, sont interceptés. La saisie dépasse les trois tonnes de drogue, un volume particulièrement important qui attire immédiatement l’attention des autorités.

Une coopération internationale déterminante pour l’enquête

Les investigations menées conjointement par les autorités belges et néerlandaises permettent rapidement d’établir des liens entre cette cargaison et le réseau criminel ciblé dans l’enquête belge. Les enquêteurs soupçonnent également l’organisation d’avoir mis en place un système structuré destiné à blanchir les profits issus du trafic de stupéfiants.

Une vaste opération policière menée dans plusieurs villes flamandes

Le 3 mars 2026 à l’aube, les forces de l’ordre passent à l’action. Sur ordre du juge d’instruction, dix-neuf perquisitions sont menées simultanément dans différentes localités de Flandre, notamment à Saint-Nicolas, Gand, Anvers, Deinze, Zottegem, Bekkevoort, Kinrooi, Ostende et Laethem-Saint-Martin.

Plusieurs suspects interpellés lors des perquisitions

Ces opérations aboutissent à l’interpellation de onze suspects. Sept d’entre eux sont présentés au juge d’instruction, qui décide de placer quatre personnes sous mandat d’arrêt. Les trois autres sont libérées sous conditions strictes dans l’attente de la poursuite de l’enquête judiciaire.

Objets de valeur et matériel saisis lors des fouilles

Les perquisitions permettent également de mettre la main sur divers biens susceptibles d’être liés aux activités criminelles. Les enquêteurs saisissent notamment des montres de luxe, des bijoux, des pierres précieuses, des objets de collection ainsi que du matériel informatique pouvant contenir des éléments utiles à l’enquête.

Une opération soutenue par plusieurs services spécialisés

Pour mener à bien cette intervention d’envergure, la Police Judiciaire Fédérale de Flandre orientale a bénéficié du soutien des unités spéciales de la Police fédérale ainsi que de plusieurs services d’enquête régionaux. Des zones de police locales, des équipes cynophiles et l’agence européenne Europol, accompagnée de son équipe Mobile Forensics, ont également participé aux opérations sur le terrain.