Prise de parole, débat collectif et rassemblement devant le Parlement bruxellois.

Ils étaient des centaines à répondre présents pour défendre un secteur psycho-médico-social bruxellois à bout de souffle. Professionnels de la santé, du social, travailleurs de terrain, citoyens solidaires : tous et toutes réunis autour d’un même constat alarmant. À Bruxelles, la situation est devenue insoutenable.

Depuis des mois, les signaux d’alerte se multiplient. Des structures essentielles — maisons médicales, services sociaux, centres de santé mentale — sont aujourd’hui contraintes de licencier, faute de moyens suffisants. Une réalité brutale pour des équipes déjà épuisées, et un danger majeur pour les populations les plus précarisées.

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Un paradoxe violent

Le paradoxe est criant : jamais ces structures n’ont été aussi nécessaires. Dans un contexte de casse sociale, de hausse de la précarité, de crises multiples (logement, santé mentale, pouvoir d’achat), des milliers de personnes dépendent du secteur psycho-médico-social comme dernier filet de sécurité.

Et pourtant, au moment même où les besoins explosent, les subsides diminuent.

En cause :

  • l’absence prolongée d’un gouvernement bruxellois, qui bloque des financements indispensables ;

  • les mesures d’austérité en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui fragilisent encore davantage certains secteurs déjà sous pression.

Résultat : on demande aux travailleurs de faire plus avec moins. Plus de patients, plus de situations complexes, plus d’urgences sociales… avec moins de personnel, moins de temps, moins de moyens. Une équation impossible.

Quand le social-santé vacille, toute la société tremble

Ce n’est pas seulement le secteur qui est en danger. C’est l’ensemble de la société.
Car quand les maisons médicales ferment des plages horaires, quand les services sociaux réduisent leur accompagnement, quand la prévention disparaît, ce sont des vies qui basculent : soins reportés, souffrances psychiques non prises en charge, isolement accru.

La Fédération des Maisons Médicales le rappelle avec force : le social-santé n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. C’est un pilier fondamental du vivre-ensemble.

Il est temps d’agir

Le rassemblement devant le Parlement bruxellois n’était pas qu’un cri de colère. C’était un appel politique clair :
- garantir des financements structurels stables ;
- reconnaître la valeur du travail de care ;
- cesser de sacrifier la solidarité sur l’autel de l’austérité.

Aujourd’hui, et plus que jamais, il s’agit de défendre le cœur de notre société.
Le care.
La solidarité.
L’accès aux soins et à l’accompagnement pour toutes et tous.