Mettre un marathon en scène, un pari audacieux

Comment faire ressentir l’intensité d’une course de fond depuis un plateau de théâtre ? C’est le défi relevé par Thierry Romanens, accompagné des musiciens de Format A’3. Ensemble, ils transforment l’effort sportif en une narration rythmée, où le souffle, la cadence et la musique font vibrer l’histoire.

Le portrait d’un champion hors du commun

Emil Zatopek n’est pas seulement un athlète d’exception. Autodidacte, il domine la discipline pendant plus d’une décennie, jusqu’à devenir l’homme le plus rapide du monde sur longue distance. Son palmarès culmine avec un exploit historique : trois médailles d’or aux Jeux olympiques d’Helsinki en 1952.

Une vie marquée par l’engagement et l’exil

Derrière la gloire sportive, le spectacle révèle aussi les zones d’ombre du destin de Zatopek. Son soutien au Printemps de Prague en 1968 lui vaut une mise à l’écart brutale : travaux forcés dans les mines d’uranium, puis emploi d’éboueur. Une trajectoire humaine poignante, loin des stades et des ovations.

Un conte musical au rythme effréné

Entre récit, jeu scénique et musique jazz, Courir propose une forme singulière et immersive. Le texte, porté par une interprétation intense, s’accorde aux pulsations musicales pour traduire l’énergie, la ténacité et la liberté d’un homme qui n’a jamais cessé d’avancer.

Une expérience théâtrale rare

À travers cette adaptation originale, le spectacle dépasse le simple biopic sportif. Il offre une réflexion sensible sur la liberté, l’engagement et la persévérance, à vivre sur scène lors d’une représentation unique de 1h15, le 12 février 2026 à 20h30.