Ce dimanche 8 février, la commune de Courcelles a rendu un hommage solennel à l’abbé Alphonse Bougard, à l’occasion du 83e anniversaire de sa déportation. Une cérémonie empreinte de recueillement, organisée par le Comité Abbé Bougard, la commune et plusieurs associations patriotiques, pour rappeler le parcours et le sacrifice d’un homme devenu une figure emblématique de la Résistance belge durant la Seconde Guerre mondiale.

Prêtre engagé et profondément attaché aux valeurs de liberté et de dignité humaine, l’abbé Bougard s’est illustré par son opposition ouverte à l’occupant nazi. Il n’hésite pas à dénoncer publiquement l’attitude des collaborateurs, un courage qui finira par attirer l’attention de la Gestapo. Arrêté le 11 février 1943, il est interné au fort de Breendonk, symbole de la répression et de la barbarie nazie en Belgique.

En mai 1944, Alphonse Bougard est transféré à la prison de Gross-Strehlitz, en Haute-Silésie, avant d’être déporté au camp de concentration de Gross-Rosen. Épuisé par les conditions de détention inhumaines, il y décède en novembre 1944, quelques mois avant la libération des camps.

Conscient des risques liés à son engagement, l’abbé Bougard avait néanmoins fait le choix de rester fidèle à ses convictions jusqu’au bout. Il s’était préparé à l’éventualité du sacrifice suprême, convaincu que son combat pour la liberté et la justice n’était pas inutile.

À travers cette commémoration, les organisateurs ont tenu à rappeler l’importance du devoir de mémoire. « Mieux vaut mourir debout que vivre dans la soumission et la honte » : cette devise, partagée par de nombreux résistants, résume l’état d’esprit de ces femmes et de ces hommes qui, sans chercher la reconnaissance, ont marqué l’Histoire par leur courage.

En honorant la mémoire de l’abbé Alphonse Bougard, Courcelles rend également hommage à l’ensemble des déportés, résistants et victimes de guerre qui ne sont jamais revenus des camps de l’horreur. Un message fort, destiné à être transmis aux jeunes générations, afin que ces pages sombres de l’Histoire ne sombrent jamais dans l’oubli.