Le carrefour de la N40, à Doische, figure depuis de nombreuses années parmi les points noirs du réseau routier wallon. Le grave accident survenu le 22 janvier dernier a ravivé les inquiétudes des riverains et des usagers, mais aussi relancé les interpellations politiques autour de la sécurisation de ce nœud stratégique.

En commission Mobilité du Parlement de Wallonie, le député MR Grégory Chintinne a interrogé le ministre wallon compétent sur les mesures concrètes envisagées pour réduire les risques sur ce carrefour particulièrement accidentogène.

Un rond-point évoqué depuis plus de 15 ans

Depuis près de quinze ans, la création d’un rond-point est régulièrement avancée comme solution par les acteurs locaux. Une option qui, jusqu’ici, n’a jamais dépassé le stade des intentions, faute de décision et de programmation budgétaire.

Analyse annoncée, projet possible

En réponse, le ministre rappelle que la sécurité routière demeure une priorité majeure du Gouvernement wallon, dans le cadre de l’objectif « Vision Zéro », qui vise l’élimination des décès sur les routes à l’horizon 2050.

Il annonce qu’une analyse approfondie de l’accidentologie du carrefour de la N40 à Doische sera prochainement menée. Sur la base de ces constats, un projet d’aménagement pourrait être envisagé et intégré au futur plan infrastructures, attendu au premier semestre.

Le ministre nuance toutefois l’option du rond-point, soulignant que ce type d’aménagement n’est pas systématiquement la solution la plus adaptée et que chaque intervention doit tenir compte de la configuration précise des lieux.

Appel à une mobilisation locale

Pour Grégory Chintinne, si les constats sont désormais posés et l’analyse annoncée, l’urgence reste entière. Le député MR appelle à une mobilisation coordonnée de l’ensemble des niveaux de pouvoir afin d’aboutir rapidement à des solutions concrètes, à la hauteur des enjeux de sécurité pour les usagers.

Dans cette optique, il encourage la commune de Doische à prendre contact avec le Service public de Wallonie afin de faire avancer le dossier et d’inscrire durablement la sécurisation du carrefour à l’agenda régional.