Depuis les élections régionales de juin 2024, la Région de Bruxelles‑Capitale était paralysée. Aucun gouvernement de plein exercice n’avait pu être constitué, obligeant la Région à fonctionner en affaires courantes et retardant l’adoption d’un nouveau budget ou la mise en œuvre de réformes clés. Cette situation record de plus de 600 jours sans gouvernement a pesé sur les finances et la confiance des citoyens.
Un accord de coalition enfin conclu
Après 613 jours de négociations, les dirigeants des sept partis de la future majorité – MR, PS, Les Engagés/Groen, Anders, vooruit et CD&V – ont annoncé avoir trouvé un accord de coalition. Les discussions ont été intenses et discrètes, témoignant de la sensibilité des arbitrages finaux. La répartition des portefeuilles devrait suivre dans les prochains jours.
Des priorités politiques clairement identifiées
Le futur gouvernement bruxellois s’engage sur plusieurs fronts stratégiques. Le redressement budgétaire figure en tête des priorités, avec l’objectif d’un retour à l’équilibre des finances régionales d’ici 2029. Les questions sociales seront également centrales, avec des mesures visant à réduire les inégalités et à garantir un meilleur accès aux soins pour tous. L’innovation et la transition économique occupent une place importante, la coalition souhaitant stimuler la croissance, soutenir la recherche et renforcer la résilience de la Région. Enfin, le renforcement du service public est prévu, avec des administrations plus efficaces et inclusives, capables de mieux répondre aux besoins des Bruxellois.
Vers la fin d’une crise prolongée
Si le pacte est ratifié par les instances internes des partis et validé par le parlement régional, Bruxelles disposera enfin d’un exécutif capable de prendre des décisions politiques majeures. Les citoyens, qui ont exprimé leur frustration à travers manifestations et critiques, devraient voir se dessiner des avancées concrètes sur le budget 2026 et sur la mise en œuvre des politiques publiques.
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