Vingt-quatre ans après la disparition de Madeleine Gandolfo, l’affaire connaît un tournant judiciaire majeur. Initialement classé comme suicide en 2002, le décès de cette mère de deux enfants fait désormais l’objet d’une instruction pour assassinat.
Le 24 janvier 2002, la trentenaire disparaît dans la région de La Louvière. Son corps est retrouvé le 8 février suivant dans le canal du Centre. À l’issue des investigations menées à l’époque, la thèse du suicide est retenue et le dossier est clôturé.
Un témoignage clé bouleverse la version initiale
Près de vingt ans plus tard, un témoignage recueilli dans le cadre d’une autre affaire criminelle — un double meurtre — vient remettre en cause les conclusions initiales. Sur la base de ces nouveaux éléments, la police judiciaire fédérale de Mons-Tournai rouvre le dossier sous la qualification d’homicide volontaire.
Dans ce contexte, le corps de la victime est exhumé afin de permettre de nouvelles expertises médico-légales. Autopsie complémentaire, analyses scientifiques et prélèvements sont réalisés. Parallèlement, les enquêteurs multiplient les devoirs d’enquête pendant plusieurs mois afin d’exploiter l’ensemble des nouvelles pistes.
Un appel à témoins est diffusé en janvier 2026 dans les médias afin de recueillir toute information susceptible d’éclairer les circonstances du décès.
Deux suspects sous mandat d’arrêt
Le 9 février 2026, deux hommes sont interpellés puis présentés à une juge d’instruction, qui les place sous mandat d’arrêt du chef d’assassinat. L’instruction est toujours en cours.
Selon nos sources, le témoignage déterminant émanerait d’un détenu condamné dans un autre dossier. Celui-ci aurait accepté de collaborer avec la justice en contrepartie d’un aménagement de peine. Il ne serait toutefois pas incarcéré pour des faits liés à la mort de Madeleine Gandolfo.
D’après SudInfo, les deux suspects seraient Frédéric V. et Vincenzo F., ce dernier étant l’ancien compagnon de la victime.
Un proche de la famille affirme être convaincu de l’implication de l’un des deux hommes placés sous mandat d’arrêt, tout en refusant d’en révéler publiquement l’identité afin de ne pas interférer avec l’enquête.
Les deux inculpés demeurent présumés innocents jusqu’à une décision judiciaire définitive.
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