Une réforme linguistique majeure pourrait renforcer le bilinguisme dès l’école primaire avec l’introduction généralisée du néerlandais

Une nouvelle orientation éducative est envisagée par la Fédération Wallonie-Bruxelles avec l’introduction de l’apprentissage obligatoire du néerlandais dès la troisième primaire à partir de la rentrée 2027. Cette mesure portée par Valérie Glatigny s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’employabilité et le bilinguisme des élèves francophones.

Le néerlandais est déjà enseigné dans plusieurs écoles francophones de Bruxelles, notamment à partir de la troisième primaire. La réforme prévoit d’étendre progressivement ce dispositif à l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin d’uniformiser l’apprentissage des langues nationales.

Dans l’enseignement secondaire, le système serait également adapté. Le changement de langue principale nécessiterait une demande de dérogation adressée à la direction de l’établissement. Par ailleurs, l’apprentissage d’une troisième langue, comme l’anglais ou l’allemand, débuterait dès la deuxième année du secondaire.

Un des défis majeurs de cette réforme concerne le manque de personnel qualifié. La pénurie d’enseignants en néerlandais soulève des interrogations sur la capacité du système scolaire à déployer cette mesure.

La ministre souhaite attirer davantage de profils linguistiques, notamment en valorisant l’ancienneté acquise dans d’autres secteurs jusqu’à sept ans, selon ses déclarations.

Cette réforme serait progressivement mise en œuvre dès 2027, avec l’intégration du néerlandais dans les épreuves du Certificat d'études de base (CEB) à partir de 2030.

Depuis plusieurs années, l’apprentissage du néerlandais connaît un recul dans les écoles francophones de Wallonie, où l’anglais reste largement privilégié comme premier choix linguistique par près de 70% des élèves.