Une annonce qui fait réagir à Walcourt

La nouvelle est tombée et suscite de nombreuses réactions : l’agence Belfius de Walcourt fermera définitivement ses portes à la fin du mois de janvier. Une décision qui s’inscrit dans une tendance plus large de rationalisation des services bancaires, mais qui laisse un goût amer chez de nombreux citoyens.

Pour Belfius, des solutions alternatives sont mises en avant. Les clients pourront continuer à retirer de l’argent via les guichets Bpost ou grâce au nouveau distributeur Batopin récemment installé à proximité de la maison communale. Toutefois, ces mesures ne compensent pas, aux yeux de nombreux habitants, la perte d’un service bancaire de proximité.

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Des agences de remplacement jugées trop éloignées

Avec la fermeture de l’agence walcourienne, les agences Belfius les plus proches se situent désormais à Gerpinnes ou à Philippeville. Des distances déjà conséquentes pour certains habitants, surtout pour ceux qui ne disposent pas de moyen de transport personnel.

Plus surprenant encore, certains citoyens sont invités à se rendre à Thuin pour assurer la continuité de leurs services bancaires. Une solution jugée peu réaliste par de nombreux riverains, Thuin étant nettement plus éloignée de Walcourt que Gerpinnes ou Philippeville.

L’inquiétude des personnes âgées

Parmi les habitants préoccupés par cette situation, Nicole, 76 ans, résidente de Walcourt, partage un sentiment largement répandu.

« La fermeture de la banque en soi n’est pas vraiment un problème pour retirer de l’argent. Il reste Bpost et le Batopin », explique-t-elle.

Ce qui l’inquiète davantage, c’est la disparition de l’agence et de l’accompagnement humain qu’elle offrait. Sans voiture et éprouvant des difficultés à se déplacer, Nicole dépend fortement des services accessibles localement.

Au-delà de l’argent, un lien humain qui disparaît

Pour de nombreux clients, l’agence Belfius ne se limitait pas à un simple distributeur. Elle représentait un lieu de conseil, d’échange et de confiance, particulièrement important pour les démarches plus complexes ou pour les personnes peu à l’aise avec les outils numériques.

La digitalisation croissante des services bancaires, bien qu’efficace pour une partie de la population, laisse de côté ceux qui privilégient le contact direct ou qui ne sont pas en mesure de se déplacer facilement vers une autre commune.

Un sentiment d’abandon partagé

Le cas de Nicole reflète une inquiétude plus large au sein de la population walcourienne. La fermeture de l’agence Belfius ravive le sentiment d’un recul progressif des services de proximité, au détriment des habitants les plus vulnérables.

Alors que les alternatives existent sur le papier, la réalité du terrain rappelle que l’accessibilité ne se mesure pas uniquement en kilomètres, mais aussi en mobilité, en autonomie et en lien humain.