Un mouvement social enraciné dans la durée
Les grèves annoncées ne sont pas un événement isolé. Elles reflètent des mois de tensions entre syndicats, direction des sociétés de transport et autorités publiques. Selon les organisations du personnel, la dégradation progressive des conditions de travail et la remise en cause d’acquis sociaux majeurs ont fait échouer les négociations récentes.
Des revendications claires : salaires, pensions et conditions de travail
Au centre de la contestation : la suppression de dispositifs de fin de carrière, la remise en cause de fonds sociaux et mutualistes, la réduction de compensations liées aux conditions difficiles, et une flexibilisation accrue des horaires. Pour les syndicats, ces mesures visent à réaliser des économies au détriment des travailleurs et de la qualité du service public.
L’avenir du service public menacé
La réorganisation de certaines lignes au profit du secteur privé inquiète les syndicats, qui dénoncent une externalisation progressive et une atteinte à la sécurité de l’emploi et à la cohérence du réseau. « Le service public n’est pas à vendre », martèlent-ils, soulignant que cette évolution pourrait réduire l’accessibilité et la fiabilité des transports.
Dialogue social rompu et mobilisation nécessaire
Une réunion de conciliation mi-janvier n’a pas permis de trouver de compromis. Les syndicats ont alors déposé un préavis de grève en front commun, considérant que la mobilisation est désormais le seul moyen de se faire entendre.
Perturbations attendues dès le 26 janvier
Le réseau TEC connaîtra de fortes perturbations dès lundi 26 janvier, tandis que la SNCB prévoit une semaine complète de grève, du 26 au 30 janvier. L’offre de transport sera fortement réduite, voire inexistante sur certaines lignes, avec un impact direct pour les usagers, notamment les élèves et étudiants dépendant des transports publics.
Une mobilisation qui pourrait s’étendre début février
Les syndicats préviennent que cette première semaine de grève n’est qu’une étape. D’autres actions, y compris interprofessionnelles, sont envisagées si aucune réponse concrète n’est apportée par les autorités. Pour eux, le message est clair : « Pour nous, c’est non », et la défense des pensions, salaires et services publics restera une priorité.