Une annonce qui ravive les tensions sociales dans un secteur déjà fragilisé.

Le groupe AGC, acteur majeur de la verrerie en Belgique, a présenté un plan de compétitivité visant à réduire ses coûts de fonctionnement après plusieurs mois de recul de la production de verre architectural. Ce plan prévoit la suppression de 190 postes à l’échelle nationale.

Les sites de Louvain-la-Neuve et de Gosselies sont particulièrement concernés. Au siège central de Louvain-la-Neuve, 49 emplois seraient supprimés sur une période de deux ans. À Gosselies, 30 postes sont menacés, tandis que 24 autres suppressions sont envisagées sur différents sites d’exploitation du groupe. Au total, 103 emplois seraient directement touchés sur ces deux implantations.

Du côté syndical, le ton est ferme. Les organisations représentatives estiment qu’il s’agit d’un plan de réorganisation déguisé, et non d’une véritable restructuration, ce qui pourrait avoir des implications importantes sur les procédures sociales et les droits des travailleurs.

Face à cette annonce, plusieurs assemblées du personnel ont été programmées afin d’informer les travailleurs et de discuter des suites à donner. Elles se tiendront lundi après-midi et mardi matin sur les différents sites concernés.

Ce nouveau dossier social s’inscrit dans un climat déjà tendu en Belgique, marqué par des inquiétudes croissantes autour de l’emploi industriel et de l’avenir des sites de production, alors que les travailleurs redoutent un nouvel affaiblissement du tissu économique local.