Une journée noire annoncée pour la mobilité et l’économie locale
Dès l’aube, le mouvement social se fera sentir sur le terrain. Dans la région de Charleroi, plusieurs centres commerciaux majeurs seront à l’arrêt à partir de 8h, avec la mise en place de piquets syndicaux. Le centre commercial Rive Gauche, Ville 2 ainsi que Bellefleur à Couillet sont directement concernés par ces actions. Du côté de Couvin, un piquet est annoncé dès 6h30 au site de La Couvinoise, confirmant l’ampleur territoriale de la mobilisation.
Les syndicats, et notamment la CSC, précisent que les blocages seront organisés par des équipes tournantes afin de maintenir la pression tout au long de la journée.
L’objectif est clair : rendre visibles les revendications dans les lieux à forte fréquentation.
Services publics et administrations également visés
La grève ne se limitera pas au secteur commercial.
Le président de la FGTB a confirmé que plusieurs administrations seront touchées, notamment le Forem et l’ONEM, où des blocages sont annoncés. Des actions sont également prévues devant certaines communes et au sein de plusieurs CPAS, accentuant les perturbations pour les citoyens.
Cette journée du 5 février constitue l’une des trois grandes actions provinciales prévues par le front commun. Outre le Hainaut, la province de Namur ainsi que la Flandre orientale et occidentale seront également concernées. D’autres journées d’action sont programmées les 10 et 12 février dans différentes provinces, avant le rendez-vous national du 12 mars à Bruxelles.
Charleroi déjà sous tension les semaines à venir
À Charleroi, la mobilisation ne s’arrêtera pas là. D’autres actions sont d’ores et déjà annoncées le 5 mars.
La FGTB prévoit notamment une présence symbolique devant le centre de don de sang, combinant un geste citoyen et une action revendicative pour maintenir la pression sociale.
Au vu de l’ampleur du mouvement et du contexte déjà tendu, notamment avec les récentes grèves du TEC, les autorités et les syndicats appellent la population à anticiper ses déplacements et à prévoir des alternatives. La journée du 5 février s’annonce comme l’une des plus perturbées de ce début d’année en Wallonie.
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